
Dans le monde du sport, le travail autour de la préparation mentale occupe une place de plus en plus importante depuis quelques années, et c’est plutôt une bonne nouvelle ! Dans ce paysage, on retrouve également des psychologues cliniciens, mais alors la question est la suivante : que font-ils concrètement, et dans quelle situation un sportif peut-il avoir envie ou besoin de les consulter ?
La préparation mentale travaille sur des ressources assez précises telles que la gestion de la concentration, des émotions, notamment en compétition, ou encore la confiance en soi. C’est un travail utile, et il n’est pas question de l’opposer à la psychologie clinique, bien au contraire.
En tant que psychologue clinicien, je m’intéresse à ce qui se joue pour une personne dans sa pratique sportive, mais aussi à ce qui peut se passer dans les autres domaines de sa vie et avoir des répercussions sur cette pratique : ses relations, ses études ou son travail, son rapport à son corps, certains événements personnels, ou encore des périodes de changement. Le sport reste pour autant un élément à part entière de cette réflexion, et non quelque chose que l’on chercherait à mettre de côté.
Ma formation complémentaire en psychologie du sport me permet également d’avoir une compréhension plus spécifique des problématiques rencontrées par les sportifs et de les accompagner dans des situations propres à leur pratique. L’objectif n’est pas de remplacer le préparateur mental ou l’entraîneur, mais de proposer un accompagnement psychologique qui tient compte des exigences particulières du sport et de la place qu’il occupe dans la vie du sportif.
La performance reste évidemment importante. Elle constitue même souvent une porte d’entrée pour la consultation, et elle occupe naturellement une place considérable dans le quotidien comme dans les objectifs d’un sportif. Pour autant, elle n’est pas forcément le seul sujet, ni même toujours celui par lequel le travail commence.
Voici quelques situations, non exhaustives, qui peuvent amener un sportif à pousser la porte du cabinet d’un psychologue clinicien:
-Une baisse de performance inquiétante L’entraînement est là, les capacités physiques aussi, et pourtant les performances diminuent de manière inhabituelle, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.
-L’apparition de crises d’angoisse et d’états anxieux : des angoisses, des appréhensions parfois massives, ou un sentiment de perte de confiance peuvent apparaître autour des entraînements, des compétitions ou de certaines situations sportives, jusqu’à prendre une place importante dans le quotidien.
-La blessure notamment lorsque les difficultés persistent au-delà de la guérison physique. La reprise est autorisée médicalement, mais une appréhension demeure : peur du mouvement, peur de se blesser à nouveau, ou difficulté à refaire confiance à son corps.
–un rapport à la performance difficile à vivre : l’impression de ne jamais en faire assez, de devoir constamment progresser, ou de ne pouvoir se sentir satisfait qu’après avoir atteint un certain résultat.
-Des difficultés sociales, des problèmes de sommeil, une nervosité grandissante, ou encore des changements dans la vie personnelle peuvent également amener un sportif à consulter. Même lorsqu’elles semblent éloignées du sport, ces difficultés peuvent progressivement avoir des répercussions sur la pratique, les performances ou le plaisir de pratiquer.
Ces différentes situations ne constituent évidemment pas des cases dans lesquelles il faudrait nécessairement entrer pour consulter. Elles peuvent simplement être le point de départ d’un échange, qui permettra ensuite de comprendre ce qui se joue pour le sportif, dans sa pratique comme dans les autres dimensions de sa vie.
Une consultation peut aussi s’inscrire dans une période de préparation, sans qu’il existe de difficulté psychologique particulière. Lorsqu’un sportif prépare un marathon, une compétition importante ou une échéance qu’il souhaite particulièrement bien vivre, quelques consultations peuvent par exemple permettre de faire le point sur sa manière d’aborder cette échéance, sur ses attentes, ses appréhensions ou son rapport à la performance.
Le travail peut alors être ponctuel : une consultation au début de la préparation, un point au cours de celle-ci, puis éventuellement une séance à l’approche de la compétition. Il ne s’agit pas de suivre systématiquement un calendrier précis, mais d’adapter l’accompagnement aux besoins du sportif et à la situation dans laquelle il se trouve.
Ces consultations peuvent concerner des sportifs amateurs comme des sportifs engagés dans une pratique compétitive ou de haut niveau.
Avec une écoute attentive, centrée sur la subjectivité du sportif et appuyée sur mes méthodes cliniques, je cherche à comprendre ce qui se joue dans les difficultés qui l’amènent à consulter. Je prends au sérieux les problématiques directement liées à la pratique sportive, tout en restant attentif à ce qui, dans la vie du sportif, peut les nourrir, les accompagner ou les compliquer.
Ce n’est donc pas une question de choisir entre le « sportif » et la « personne », mais bien de travailler avec les deux, puisqu’ils ne sont, de toute évidence, pas séparés.
Selon la situation et les besoins, mon travail peut également rejoindre certains aspects de la préparation mentale : travailler sur la confiance, les émotions, certaines habitudes, ou encore la manière d’aborder une échéance. La différence se situe notamment dans le regard clinique porté sur ces difficultés : au-delà de la recherche de solutions immédiates, il s’agit aussi de comprendre pourquoi une difficulté apparaît, ce qu’elle représente pour le sportif, et comment elle s’inscrit dans son histoire et dans sa vie.
L’objectif n’est finalement pas de choisir entre performance et bien-être, ni entre préparation mentale et psychologie clinique. Il s’agit de trouver le type d’accompagnement qui correspond au sportif, à sa situation et à ce qu’il vient chercher.
Si vous vous reconnaissez dans certaines des situations évoquées dans cet article, ou si vous ressentez le besoin d’être accompagné dans une période particulière de votre parcours sportif, je reçois au cabinet, à Boulogne-Billancourt au 55 rue Georges Sorel les vendredis et samedis, des sportifs amateurs, compétiteurs et de haut niveau pour des consultations de psychologie clinique du sport. Je propose également des bilans SMR réglementés dans le cadre du suivi psychologique des sportifs de haut niveau.
Rdv sur doctolib, le motif de rendez-vous est « consultation sportif » 80 euros.